Le handball

Un peu d’histoire…

Le handball moderne prend ses origines dans l’est de l’Europe au XIXe siècle : au Danemark sous le nom de « Haandbold », « hazena » en Tchécoslovaquie ou encore « Torbal » en Allemagne.

C’est aux Etats Unis, qu’apparaît un jeu semblable au handball sous l’impulsion de l’irlandais Casey, créant en 1919 la première compétition. La même année le professeur d’éducation physique allemand Carl Schellenz adapte le Torball pour créer le handball à onze.

Il faut attendre 1928 pour que la Fédération Internationale de handball voit le jour, un jeu où deux équipes de onze joueurs s’affrontent. Le handball n’est alors qu’un sport en démonstration lors de Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Le handball à onze disparaît peu à peu dans les années 1950 au profit du handball à sept et se joue désormais dans les gymnases. Le dernier championnat de handball à onze a eu lieu en 1966. Il faudra attendre encore quelques années pour voir entrer ce sport dans le programme officiel des Jeux Olympiques : en 1972 pour les hommes et en 1976 pour les femmes.

Le handball qui est apparu bien plus tôt dans les écoles, doit pour beaucoup son essor à la pratique scolaire et universitaire, notamment en France.

Le handball moderne

Le handball est un sport collectif où deux équipes de sept joueurs s’affrontent avec un ballon sur un terrain rectangulaire séparé en deux camps. La partie se déroule sur deux mi-temps de 30 minutes (pour les catégories séniors – les durées de jeu sont différentes selon les catégories), séparées par une pause de 15 minutes.

L’équipe gagnante est celle qui comptabilise le plus de buts à la fin du temps réglementaire. Le principe est de dribbler avec le ballon ou de faire des passes à ses coéquipiers vers le but adverse pour marquer des buts.

Le joueur qui a le ballon peut soit dribbler sur autant de pas qu’il le souhaite ou faire une passe, mais ne peut effectuer plus de trois pas sans dribble ou rester plus de trois secondes immobile.

Un but est marqué lorsque le ballon pénètre dans la cage du but adverse : entre les poteaux et derrière la ligne de but.

Composition d’une équipe

Une équipe de handball est composée de sept joueurs et de généralement de cinq remplaçants :

  • Le gardien de but est le portier des cages de son équipe. Attentif et aux aguets lors des phases défensives, son rôle est de stopper les balles tirées par les attaquants pour éviter à l’équipe adverse de marquer des buts. Il est le seul à pouvoir toucher la balle avec ses pieds pour arrêter les ballons qui lui parviennent.
  • La base arrière (deux arrières et un demi-centre) constitue avec les ailiers et le pivot les joueurs de champs. Le demi-centre a généralement un rôle de distribution du jeu et organise les tactiques d’attaque. Les arrières gauche et droit sont des joueurs d’impact avec un bras assez puissant pour traverser la défense adverse.
  • Les ailiers sont placés aux extrémités du terrain et généralement vers le point de corner. Rapides et affutés, leurs tirs sont assez spécifiques, car ils ont en angle de tir assez réduit.
  • Le pivot a un rôle stratégique dans l’attaque. Seul joueur placé dans la défense, il travaille énormément pour ses coéquipiers pour leur créer des espaces dans la défense adverse. Il doit également se créer ses propres opportunités de tirs et être attentif aux balles qui pourraient lui parvenir.

Les joueurs de champs jouent aussi bien en attaque qu’en défense, bien que l’on voit apparaître dans certaines équipes des joueurs dédiés à la défense (comme Didier Dinart en équipe de France). Ils sont alors décisifs sur les phases défensives et organisent le placement de la défense.

L’aire de jeu

L’aire de jeu est divisée en deux parties similaires par la ligne médiane. Les deux grands côtés sont appelés « lignes de touche« , les deux autres côtés correspondent aux « lignes de but« . Si un joueur sort du terrain sur une ligne de touche ou si le ballon sort en touche, la balle est rendue à l’adversaire. Le joueur adverse doit être en dehors du terrain avec un pied sur la ligne de touche et faire une passe à ses coéquipiers pour remettre la balle en jeu. Lorsque la balle sort en ligne de but : si c’est un attaquant ou le gardien de but en défense qui touche en dernier la balle, le ballon revient au gardien qui fait une passe à son équipe pour la remise en jeu. Si c’est un défenseur qui sort la balle en ligne de but, la balle revient à l’équipe qui attaque et réengage le jeu depuis le corner. Le joueur qui engage doit avoir le corps en dehors du terrain avec un pied sur le corner.

De chaque côté du terrain, les cages sont entourées d’une zone ou surface de but. Les attaquants ne doivent pas être dans cette surface, ni même avoir le pied sur la zone pour qu’un but soit validé. Dans ce cas, l’arbitre siffle « zone » et rend la balle à l’équipe adverse. La zone est placée à 6 mètres du but.

Une courte de ligne est tracée en face des cages, à 7 mètres, il s’agit du point de pénalty. Lors de fautes graves signalées par l’arbitre, l’attaquant doit tirer un « jet de 7 mètres ». Il doit avoir le pied placé derrière cette ligne, tirer sans élan et surtout sans bouger son pied d’appui.

Une ligne en pointillée est placée à 9 mètres de la ligne d’en but, il s’agit de la ligne de « jet franc » où est remis en jeu le ballon lors des fautes des défenseurs sur les attaquants. Lorsque l’arbitre siffle une faute lors d’une phase de jeu placé, le ballon est remis en jeu à l’endroit de la faute et tous les attaquants doivent se trouver en dehors de la ligne de « jet franc » adverse.
La ligne médiane délimite les deux parties du terrain. C’est au centre de cette ligne que le ballon est remis en jeu lorsqu’un but est marqué.

Enfin, deux petites lignes sont tracées de chaque côtés du terrain, à 3,5 mètres de la ligne médiane : il s’agit de la ligne de changement. Les équipes ne peuvent effectuer des changements de joueurs qu’entre cette ligne et la ligne médiane, sans quoi l’équipe peut être sanctionnée et le joueur en tort doit sortir pendant deux minutes du jeu (ce qui handicape son équipe qui joue avec un joueur en moins).

Les sanctions et rythme de jeu

La handball est un jeu tactique rythmer par les fautes que les défenseurs peuvent faire sur les attaquants. Pour ralentir l’attaque, ou empêcher une action, les défenseurs agissent sur les attaquants. Si le corps de l’attaquant est touché, une faute est sifflée par l’arbitre. Si la faute est jugée grave (notamment si elle met en danger le joueur), la sanction est beaucoup plus forte qu’une simple remise en jeu du ballon (carton jaune ou sortie temporaire de deux minutes, voir carton rouge). Si la faute est portée sur un attaquant qui était en position de tir, l’arbitre doit alors siffler un « jet sept mètres » ou pénalty.

Le carton jaune vient cadrer le match en début de partie. C’est un avertissement donné au joueurs mais en cas de répétition de fautes d’un même joueur ou trop de fautes accumulées par une équipe l’arbitre peut sanctionner d’une exclusion temporaire de deux minutes.

L’exclusion temporaire de deux minutes sanctionne des attitudes et gestes antisportifs pouvant porter atteinte à l’attaquant. Le joueur qui supporte la sanction sort du jeu pendant deux minutes et son équipe doit jouer avec un joueur en moins pendant cette même période. Si un joueur est exclu trois fois durant la partie, il est sanctionné d’un carton rouge et ne reviendra pas dans la partie.

Le carton rouge est la sanction la plus élevée, il s’agit d’une disqualification directe. Il vient sanctionner un joueur qui commet un acte antisportif ou commet une faute très grave sur un joueur qui pourrait risquer l’intégrité physique d’un joueur. Le joueur doit alors quitter l’aire de jeu et n’est plus autorisé à avoir de contact avec son équipe. Le joueur est remplaçable deux minutes après son exclusion.

En dehors des fautes des défenseurs sur les attaquants, le joueur qui possède le ballon peut également provoqué une faute s’il marche avec le ballon sur plus de trois appuis, s’il fait une reprise de dribble (dribble, s’arrête puis re-dribble), s’il touche le ballon avec son pied (également vrai pour un joueur de champs qui tenterait d’arrêter une balle avec son pied) ou encore s’il tente de passer en force à travers la défense.

Chaque équipe dispose d’un temps mort par mi-temps d’une durée d’une minute. Le temps mort est déposé par une équipe à la table de marque. Un temps mort ne peut être posé que par l’équipe qui possède le ballon.

 

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